Reality-Check
April 7, 2017
Notre réponse au rapport récent de Générations Futures sur le glyphosate

Une expérience récente menée par l’association Générations Futures, groupe d’activistes avérés, aurait constaté que des résidus de glyphosate ont été détectés dans des échantillons d’urine de 30 personnalités.

Aucune information sur les méthodes analytiques utilisées pour l’essai n’a été mise à disposition. La qualité scientifique des données produites ne peut donc être évaluée ou vérifiée. En outre, les résultats énoncés des niveaux de traces décelées dans les urines ((1.25 ng/ml) sont environ 2800 fois inférieures au seuil fixé par la réglementation et ne sont donc pas considérés comme représentant un risque pour la santé humaine. La présence d’une substance en soi dans l’organisme ne signifie nullement qu’elle représente un risque, c’est bel et bien le seuil auquel on la retrouve qui indique s’il peut y avoir un impact sur la santé.

Le rapport publié par Générations Futures n’a donc aucune légitimité scientifique et ne sert qu’à saper l’image de la substance glyphosate auprès du grand public, substance pourtant si précieuse et utile au monde agricole. Relayée largement par la presse française, aveuglée par un combat dogmatique, cette nouvelle mascarade ne doit pas venir remplacer les véritables rapports scientifiques émanant des instances scientifiques françaises et internationals.

Monsanto tient ainsi à rappeler que le 12 février 2016, l’agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a conclu dans un rapport d’expertise que le classement du désherbant glyphosate comme « cancérogène probable » n’était pas justifié. Cette conclusion rejoint celle du JMPR, organe conjoint de l’OMS et de la FAO (Joint Meeting on Pesticide Residues), ainsi que celle de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui a considéré en novembre dernier, dans le document scientifique le plus complet à ce jour sur le glyphosate, que le risque cancérogène était improbable.

Plus récemment, en mars 2017, c’est l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA) qui a à son tour conclu, dans une évaluation approfondie, que le glyphosate n’était pas cancérogène.

L’UIPP et toute la profession contestent également ce rapport fallacieux, vous trouverez leur communiqué sur le lien suivant :

http://www.uipp.org/Actualites/Rapport-de-Generations-Futures-sur-l-exposition-des-francais-au-Glyphosate-toujours-plus-loin-dans-l-absurdite-scientifique

 

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