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October 18, 2017
Notre réponse au film « Roundup face à ses juges » diffusé sur Arte

Monsanto souhaite réagir au documentaire « le Roundup face à ses juges » réalisé par l’activiste Marie-Monique Robin. Diffusé sur Arte le mardi 17 octobre 2017, il établit des liens fallacieux entre le produit phytosanitaire vendu par Monsanto et des crises sanitaires mondiales. Il stigmatise ainsi l’entreprise auprès de l’opinion française en s’appuyant sur des suppositions, des amalgames, des témoignages jouant avec les émotions, sans apporter de nouveaux éléments factuels ou scientifiques qui n’aient déjà été contredits.

Ce film revient sur la parodie de procès contre Monsanto qui s’est déroulée en octobre 2016 et dont l’avis biaisé a été rendu en avril dernier. Sur le sujet, Monsanto avait rédigé une lettre ouverte pour répondre à l’initiative de ces militants activistes qui n’ont de fait aucune autorité juridique. Monsanto tient à pointer du doigt les méthodes de Mme Robin qui sous couvert d’une démarche journalistique se présente et s’engage souvent au coté des opposants à l’agriculture moderne durable.

L’épisode du film concernant l’Argentine est un exemple de ces amalgames. Les auteurs utilisent la situation dramatique et émotionnelle de personnes malades, y juxtaposent des mises en scène de travaux agricoles et des déclarations de médecins et scientifiques, en y adossant le nom du Roundup sans autre forme de preuve.

Autre exemple de manipulation, Mme Robin clame pendant tout le reportage l’indépendance des experts du CIRC, remettant en cause celle des instances européennes, qui seraient sous la coupe de l’industrie. Pourtant, il a été révélé il y a quelques jours par les médias Euractiv et Frankfurter Allgemeine que M. Portier, qui était consultant au groupe d’experts du CIRC sur le dossier glyphosate, a été rémunéré pour la somme de 160 000$ par des avocats américains, qui représentent les plaignants des litiges en cours aux États-Unis contre Monsanto et le glyphosate, somme qu’il qualifie lui-même de substantielle.

Pour rappel, en novembre 2015, l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, concluait dans son rapport « qu’il est improbable que le glyphosate (…) constitue une menace cancérogène pour l’homme. Les experts n’ont pas proposé que le glyphosate soit catégorisé comme cancérogène (…) ».

En février 2016, l’ANSES, autorité sanitaire française, a été saisie à la suite du rapport du CIRC et a recommandé de s’appuyer toutefois sur l’avis à venir de l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA). A nouveau, en mars 2017, après une autre évaluation approfondie, cette agence a conclu que le glyphosate ne devait être classé ni cancérigène ni mutagène, ni reprotoxique (CMR). Enfin, en septembre 2017, l’EFSA a également affirmé que le glyphosate n’avait pas de propriétés perturbatrices du système endocrinien.

Le film évite soigneusement de rappeler les conclusions scientifiques émises par ces autorités qui émanent de données abondamment documentées. Nous croyons en la science et en nos produits, et ne nous laisserons pas déstabiliser une fois de plus par la démarche de Mme Robin, qui aura à nouveau créé un documentaire uniquement à charge sans preuves avérées.

Le glyphosate, la substance active du Roundup, est en effet l’une des matières actives les plus étudiées en France et dans le monde. La littérature scientifique existante et les 40 ans d’utilisation de la matière active démontrent que, dans les conditions d’utilisation recommandées, le glyphosate ne présente pas de risque particulier pour l’utilisateur, la santé humaine et l’environnement. Depuis toujours, notre entreprise investit dans la recherche et la mise à disposition de solutions et de produits sûrs et de qualité pour les agriculteurs.

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