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February 27, 2015
Dawn of a new era for GM crop cultivation in Europe? We wish it were so (EN/FR)

On March 2, the European media once again will be full of highly contradictory spins on the expected decision by European Union governments to let each country in the Union decide for itself whether to allow or ban the cultivation of genetically modified (GM) crops within its national territory.

Based on previous experience, some non-governmental organisations will paint this as a “victory” for Monsanto and other companies that sell GM seeds in Europe and other parts of the world. Some will even say that we will begin selling GM seeds in EU countries where they haven’t previously been planted as soon as next year.

This is rubbish.

Monsanto’s seed business in Europe is—and has been for years—more than 99% non-GM maize, oilseed rape and vegetable seeds, and we do not expect that to change anytime soon.

In fact, the EU’s decision will have little practical impact in Europe, since

Sadly, we think that all the new rules will do is make it easier for some EU member states to ban safe products for purely political—and frankly pretty dubious—reasons such as “Town and Country Planning.” Previously a ban could only be based on new scientific evidence. This meant that the  European Food Safety Authority (EFSA) could reject bans for lack of scientific merit.

Don’t get us wrong! We’d love to see all countries in Europe and elsewhere overcome non-science-based impediments to the adoption of GM seeds. We’ll be happy if the new EU rules help because we want to continue to provide choice to farmers.

So we will continue to review the regulatory framework in coming years both at a European Union level and at a national level. In the short term, however, the new rules are likely to reinforce the grounds for our already announced decision of investing in GM technology in regions other than the EU.

Meanwhile, Monsanto will continue to invest in a broad range of solutions to help European farmers produce more, better and more affordable food with less land, water, energy waste and worry. New tools such as precision planting equipment, smartphone services that harness the power of Big Data to help farmers make better decisions and biological products such as microbials will all play a role in helping make European farmers more competitive and sustainable.

In countries such as Spain, Portugal, Romania, Slovakia and the Czech Republic, which already let their farmers grow GM crops, Monsanto will continue to sell and license the MON810 insect resistance trait that is already popular. Worldwide, GM technology continues to be adopted at a rapid pace despite the EU’s decades-long obstructionism.  We also owe it to farmers in other countries to help them make balanced meals accessible to a growing global population.

Finally, this will probably get lost in most of next week’s media coverage, but it’s worth noting that the new EU rules do not in any way mean that GMOs are unsafe. In fact, only products that EFSA has already determined to be as safe as any other foods for human and animal consumption and the environment will be subject to these new rules. That’s why the EU had to introduce new, non-scientific, purely political excuses for the member states to ban perfectly safe GM crops.

Here are some other rational voices on a frequently irrational debate:

UK Parliament:

http://www.parliament.uk/business/committees/committees-a-z/commons-select/science-and-technology-committee/news/report-gm-precautionary-principle/

Britain’s National Farmers Union: https://www.nfuonline.com/sectors/crops/results-of-european-parliament-vote-on-gm-crops/

U.K. Science Media Centre: http://www.sciencemediacentre.org/expert-reaction-to-the-science-and-technology-select-committee-report-on-gm-regulation/

Scientist Jonathan Jones: http://theconversation.com/gm-regulation-not-fit-for-purpose-says-commons-committee-and-its-right-38016

Industry association EuropaBio: http://www.europabio.org/press/gmo-agreement-stop-sign-innovation

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L’aube d’une nouvelle ère pour les cultures GM (génétiquement modifiées) en Europe? Nous souhaiterions qu’il en soit ainsi.

Lundi prochain, les médias européens seront une fois de plus seront remplis de propos très contradictoires sur la décision attendue par les gouvernements de l’Union Européenne de laisser à chaque états la possibilité de décider par lui-même d’autoriser ou d’interdire les cultures GM (génétiquement modifiés) sur son territoire national.

Sur la  base de l’expérience, certaines organisations non gouvernementales vont décrire cela comme une «victoire» de Monsanto et des autres entreprises qui proposent des semences GM en Europe et dans d’autres régions du monde. Certains iront même jusqu’à dire que nous allons commencer à vendre des semences GM dans les pays de l’UE, où elles n’ont jamais été plantées, dès l’année prochaine.

Ce sont des histoires !

Monsanto en Europe est une entreprise semencière dont l’activité est – et a été pendant des années – pour plus de 99% de proposer des semences de maïs, colza, et semences potagères qui ne sont pas GM. Nous ne prévoyons pas que changer de sitôt.

En fait, la décision de l’UE aura peu d’impact pratique en Europe, car
• Plusieurs Etats-membres de l’UE ont déjà mis en place des interdictions illégales des cultures GM depuis des années et sont peu susceptibles de les abroger maintenant qu’elles vont devenir légales;
• L’Europe n’a pas approuvé de nouvelles cultures GM depuis des années;
• Il n’y a presque plus de nouvelles semences GM en attente d’autorisation de culture dans l’UE;
• Et surtout la nouvelle loi ne prévoit aucun cadre réglementaire stable favorisant l’investissement, car elle donne aux États-membres de l’UE une flexibilité complète pour autoriser (« opt-in ») ou interdire (« opt-out ») la culture à tout moment.

Malheureusement, nous pensons que ces nouvelles règles faciliteront pour certains Etats-membres la possibilité d’interdire des semences, considérées comme sûres, pour des raisons purement politiques – et franchement plutôt douteuses –  comme «l’aménagement du territoire ». Auparavant, une interdiction ne pouvait être fondée que sur de nouvelles preuves scientifiques. Cela signifiait que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pouvait rejeter les interdictions [ou les moratoires] pour absence de fondement scientifique.

Ne nous méprenons pas! Nous serions vraiment ravis de voir tous les pays en Europe et ailleurs surmonter les obstacles non fondés sur la science et adopter les semences GM. Nous serons heureux si les nouvelles règles de l’UE sont favorables parce que nous voulons fournir ce choix aux agriculteurs.

Nous allons donc continuer à examiner le cadre réglementaire dans les prochaines années, tant au niveau de l’UE qu’au niveau national. À court terme cependant, les nouvelles règles sont de nature à renforcer les motifs de notre décision déjà annoncée de continuer d’investir dans la technologie des cultures GM dans les régions autres que l’UE.

En même temps, Monsanto continue d’investir dans une vaste gamme de solutions pour aider les agriculteurs européens à produire plus et mieux une nourriture abordable, en utilisant moins de sol, moins d’eau, moins d’énergie et moins de souci ! Les nouveaux outils pour une agriculture de précision, les smartphones qui utilisent la puissance du Big Data pour aider les agriculteurs à prendre de meilleures décisions, et les produits naturels tels que les agents microbiens joueront tous un rôle en aidant les agricultures européennes à être plus compétitives et durables.

Dans des pays comme l’Espagne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la République tchèque, qui laissent déjà les agriculteurs semer des cultures GM, Monsanto va continuer à commercialiser et céder sous licence le maïs MON810 résistant aux insectes, culture déjà très répandue dans ces pays. Dans le monde, la technologie GM continue d’être adoptée à un rythme rapide, malgré les décennies d’obstruction de l’UE. Nous devons aussi aux agriculteurs d’autres pays de les aider à produire des repas équilibrés accessibles à une population mondiale croissante.

Enfin, un aspect sera probablement perdu dans la couverture médiatique de la semaine prochaine, mais il est intéressant de noter que les nouvelles règles de l’UE ne signifient en aucune façon que les OGM sont dangereux. En fait, seuls les produits que l’EFSA a déjà évalués comme étant aussi sûrs que les autres aliments destinés à la consommation humaine et animale seront soumis à ces nouvelles règles. C’est pourquoi l’UE a dû introduire de nouvelles justifications, non-scientifiques et purement politiques, pour permettre aux Etats-membres d’interdire des cultures GM parfaitement sûres.

Voici quelques autres voix rationnelles sur un débat souvent irrationnel:

Parlement britannique: http://www.parliament.uk/business/committees/committees-a-z/commons-select/science-and-technology-committee/news/report-gm-precautionary-principle/

Union nationale des agriculteurs de Grande-Bretagne (NFU): https://www.nfuonline.com/sectors/crops/results-of-european-parliament-vote-on-gm-crops/

Science Media Centre: http://www.sciencemediacentre.org/expert-reaction-to-the-science-and-technology-select-committee-report-on-gm-regulation/

Un scientifique, Jonathan Jones: http://theconversation.com/gm-regulation-not-fit-for-purpose-says-commons-committee-and-its-right-38016

Association de l’industrie biotechnologique en Europe, EuropaBio: http://www.europabio.org/press/gmo-agreement-stop-sign-innovation

 

 

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